L'impact des protections hygiéniques jetables sur la planète

L'impact des protections hygiéniques jetables sur la planète



Disclaimer : cet article n’est pas là pour culpabiliser, mais pour informer. Chacune est libre de faire le choix d’une protection qui lui convient le mieux, en priorisant : son confort, sa santé et sa liberté. 💛

Une protection périodique jetable utilisée quelques heures met plusieurs siècles à se dégrader une fois jetée. Ce décalage, difficile à se représenter au quotidien, explique pourquoi les protections hygiéniques figurent aujourd'hui parmi les déchets les plus problématiques liés à l'hygiène intime.

Voici ce que représente concrètement cet impact, d'où il vient, et quelles solutions durables permettent de le réduire sans renoncer à une protection fiable.

Ce que représente réellement l'impact des protections hygiéniques jetables

Les chiffres liés à la consommation de protections jetables donnent une idée de l'ampleur du sujet. En France, les serviettes hygiéniques jetables et les tampons restent les protections les plus utilisées, représentant à eux deux plus de la moitié des choix des femmes menstruées. Plus de 2,8 milliards de produits de protection intime sont vendus chaque année dans le pays, témoignant d'une consommation massive de protections jetables. source : economie.gouv.fr.

À l'échelle mondiale, l'ampleur du phénomène devient encore plus frappante. Aux États-Unis seulement, environ 20 milliards de produits menstruels jetables sont jetés chaque année, ce qui génère une production de déchets d'environ 240 000 tonnes. Chaque serviette conventionnelle ajoute l'équivalent de quatre sacs plastiques à l'environnement. Ces produits mettent en moyenne 500 à 800 ans à se dégrader, une durée bien supérieure à celle d'une simple bouteille en plastique. source : BBC

Pourquoi les protections hygiéniques jetables classiques sont-elles toxique ? (pour vous, comme pour l'environnement)

Une composition majoritairement plastique

Une serviette hygiénique jetable classique contient généralement plusieurs couches de plastique, utilisées pour l'imperméabilité et l'absorption. Un tampon, même en coton, est souvent emballé dans un applicateur en plastique à usage unique, jeté immédiatement après la première utilisation.

Un rapport de l'ANSES datant de 2019 avait par ailleurs identifié, dans des tampons et serviettes vendus en France, la présence de perturbateurs endocriniens suspectés et de pesticides pourtant interdits en Europe. Aucun risque sanitaire n'a été démontré aux niveaux détectés, mais l'agence recommande de réduire ces substances autant que possible, un argument de plus en faveur d'une composition plus simple et mieux documentée.

Une présence marquée dans les milieux marins

Ces protections figurent parmi les déchets plastiques les plus fréquemment retrouvés sur les plages, représentant environ 6 % des déchets recensés sur le littoral britannique. En se fragmentant lentement, elles libèrent des microplastiques directement dans l'eau, qui finissent par intégrer la chaîne alimentaire marine, puis, indirectement, l'alimentation humaine.

Un geste du quotidien qui aggrave le problème

Le fait de jeter des protections périodiques dans les toilettes plutôt qu'à la poubelle amplifie ce phénomène. Ces produits, non biodégradables, finissent alors directement dans les canalisations, puis dans les cours d'eau et les océans, sans passer par un circuit de traitement des déchets solides.

Le poids d'une utilisation répétée sur toute une vie

Plusieurs milliers de protections jetables au cours d’une vie

Un point mérite d'être souligné : ce n'est pas une utilisation isolée qui pose problème, mais la répétition de ce geste sur plusieurs décennies. Une femme menstruée utilise en moyenne plusieurs milliers de protections jetables au cours de sa vie, entre la puberté et la ménopause. Multiplié par le nombre de femmes concernées à l'échelle d'un pays, ce chiffre individuel devient rapidement colossal, et explique pourquoi ce sujet reste largement sous-estimé dans les discussions sur les déchets du quotidien.

Comparer l'impact sur la durée plutôt que sur un seul cycle

Choisir une protection réutilisable ne se limite pas à un geste écologique isolé. C'est avant tout un changement d'échelle : une seule protection remplace plusieurs centaines de produits jetables sur sa durée de vie, ce qui réduit mécaniquement le volume de déchets générés, la quantité de plastique produite, et les ressources mobilisées pour la fabrication répétée de nouveaux produits à usage unique.

Cette réduction ne dépend pas uniquement d'une prise de conscience individuelle. Elle découle directement de la nature même de ces produits, pensés pour durer plusieurs années plutôt que quelques heures.

Les solutions durables disponibles aujourd'hui

Plusieurs alternatives réutilisables permettent de réduire concrètement ce volume de déchets, chacune avec ses propres caractéristiques.

Le disque menstruel

En silicone médical, le disque menstruel se distingue par son positionnement plus haut dans le vagin et par sa capacité de recueil généralement supérieure à celle d'une cup. Il élimine le renouvellement mensuel de protections jetables, tout en offrant une durée de vie de 5 ans (pour les disques menstruels Gisèle et Nina) lorsqu'il est correctement entretenu.

La culotte menstruelle

Lavable et réutilisable pendant plusieurs années, la culotte menstruelle remplace la serviette jetable pour les flux légers à modérés. Elle nécessite un lavage régulier et un temps de séchage, ce qui demande une certaine organisation, en particulier lors de déplacements.

La cup menstruelle

Également en silicone médical, la cup se positionne dans le canal vaginal et peut être utilisée pendant plusieurs années avec un entretien adapté. Sa capacité, plus élevée qu'un tampon, permet d'espacer les changements, tout en réduisant significativement le volume de déchets générés sur le long terme.

Le disque menstruel jetable : une option ponctuelle, pas un substitut au réutilisable

Certaines situations rendent l'utilisation d'une protection réutilisable moins pratique : un festival sans accès à un point d'eau, des toilettes publiques, un long trajet, ou une journée de camping. Dans ces cas précis, une protection jetable reste parfois la solution la plus réaliste, plutôt que de renoncer à toute protection interne.

Le disque menstruel jetable, comme celui proposé par Simone, occupe cette place particulière. Sa capacité de recueil élevée, proche de 85 ml, permet de réduire le nombre de changements nécessaires sur une journée, comparé à un tampon classique. Sa composition, en polyuréthane thermoplastique médical, sans BPA ni phtalates, reste également plus simple que celle d'une serviette hygiénique classique, composée de plusieurs couches de matériaux différents.

Cela ne fait pas de ce produit une solution écologique en soi : il reste, comme un tampon ou une serviette, à usage unique. C'est pourquoi il a sa place en complément d'un disque réutilisable, pour les situations où ce dernier est plus difficile à utiliser, et non comme un remplacement au quotidien. Réserver le jetable à ces moments précis, plutôt qu'à un usage systématique, permet de conserver l'essentiel de la réduction de déchets apportée par le réutilisable.

Quand utiliser une protection jetable ?

L'impact environnemental des protections jetables classiques reste largement sous-estimé, alors que les chiffres disponibles montrent une réalité difficile à ignorer : des centaines de milliers de tonnes de déchets non biodégradables produites chaque année, avec une présence marquée dans les milieux marins. Les alternatives réutilisables, culotte menstruelle, cup ou disque menstruel, offrent une réponse concrète à ce problème, chacune avec ses spécificités.

Chez Simone, cette réduction des déchets reste une conséquence naturelle d'un choix avant tout guidé par la fiabilité et le confort. Le disque réutilisable reste la référence pour un usage quotidien. Une version jetable existe aussi, pensée pour les situations ponctuelles où le lavage n'est pas pratique, comme un festival de musique ou des vacances au camping.


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